Sophie & Mathilde : Les fondatrices de Sauce Blanche

Sophie Rabreau et Mathilde Degorce-Dumas ont lancé la plateforme « Sauce Blanche » le premier promoteur de concerts dans les restaurants. Elles nous racontent cette aventure entrepreneuriale inédite et les initiatives qu’elles mettent en place pour garder le cap pendant cette période de crise sanitaire.

Bonjour, pourriez-vous vous présenter ?

Bonjour ! Ici Sauce Blanche, fondée début 2018 par Mathilde et Sophie. Sauce Blanche est le premier promoteur dans les restaurants via des concerts live (à l’époque) ou via des sessions filmées. Prescripteur de talents, Sauce Blanche est une nouvelle façon originale de mettre en lumière les artistes et chefs de demain.

Quel est votre parcours ?

Sophie : Passionnée de musique depuis toute petite, je décide après un bac S, par manque d’information sur les études possibles dans le secteur de la musique de faire une école ingénieur du son. Rapidement, j’ai réalisé que l’aspect technique ne me plaisait pas. J’ai donc repris des études (plus générales cette fois) et devient diplomée d’une licence d’économie-gestion pour me spécialiser avec un master management culturel dans l’objectif de produire des événements musicaux. Mathilde : Passionnée par l’image, j’ai débuté un cursus artistique dès la sortie du collège, parcours que j’ai poursuivi après le bac aux Beaux-Arts en option scénographie, (déjà “la scène” donc). J’ai entrepris ensuite le même master management culturel que Sophie. C’est là que nous nous sommes rencontrées. Mes premiers pas dans la vie professionnelle ont été à la production événementielle dans un label de musique, puis à la production image dans le secteur du luxe.

Comment est né le concept de Sauce Blanche ?

D’une rencontre entre deux étudiantes motivées. L’une ayant un fort attrait pour l’image et l’autre ayant la volonté de produire quelque chose de nouveau et d’original pour mettre en lumière des artistes méconnus du grand public. Un verre, des échanges, une volonté, un kebab en vue, « Pourquoi ne pas organiser des concerts dans un kebab ? » se sont-elles dit au premier abord. 2 ans après, l’idée évolue en s’ouvrant à toute la restauration – des restaurants, il y en a dans le monde entier, des artistes aussi – alors pourquoi ne pas être une salle de spectacle éphémère et itinérante qui se déplace dans les restaurants ?

Quelle est votre cible et votre business model ?

Notre première cible, ce sont les jeunes actifs de 25-35 ans ayant un attrait pour la nouveauté, les expériences ou simplement aimant la musique et manger ! La seconde cible, ce sont les marques qui souhaitent s’approprier nos valeurs. C’est grâce à ces partenariats et sponsoring que Sauce Blanche trouve son business model.

 

Racontez-nous les premiers pas de « Sauce blanche » : les aides ou obstacles rencontrés pour lancer le projet ?

Il n’a pas été évident de séduire les kebabs pour y organiser des soirées, vous devez vous en douter.. Mais nous n’avons pas perdu courage ! D’abord en association pour se permettre justement des premières erreurs nous avons surtout trouvé des réponses à plus de problématiques : la redynamisation d’une restauration laissée pour compte par les réseaux sociaux, un tremplin pour les artistes émergents (le public vient pour par cette occasion y découvrir des talents), enfin apporter une nouvelle communauté aux artistes. Pour le public, c’est un concert hors du commun ! Nous n’avons reçu aucune aide pour nous lancer juste de la persévérance 🙂

Auriez-vous quelques anecdotes « croustillantes » sur les sessions déjà enregistrées ? 

La deuxième session que nous avons enregistrée était avec Ichon ! Très heureuse de pouvoir tourner une de ses premières sessions pour son nouvel album, tout simplement parce que son père est un grand chef de la cuisine africaine dont le restaurant est basé à Montreuil ! Nous avons donc tourné dans ses cuisines et c’est le père de Loveni, avec qui il fait son feat et ami d’enfance, qui s’est prêté au jeu pour être le père commis de cuisine.

Comment orchestrez-vous votre communication digitale ?

Elle se construit principalement autour des sessions, avec plusieurs contenus qui gravitent autour. Ce contenu trouve son public principalement sur Instagram et YouTube.

Les restrictions sanitaires imposent la fermeture des restaurants. Comment faites-vous face à cette situation ?

Ce n’est pas évident, forcément. Mais il nous tenait à cœur de continuer justement à mettre en valeur ces deux secteurs les plus touchés par la crise ! Sinon qui le fera ? Cependant à l’inverse d’avoir une billetterie sur nos soirées, notre public s’est transformé en vues youtube… c’est pourquoi nous avons besoin de soutien ! 

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/sauceblanche

Quels sont vos objectifs à court et moyen terme ?

Nous allons sortir à minima 2 sessions par mois pour être vraiment une référence média ! L’idée étant maintenant de trouver des sponsors pour pouvoir faire vivre notre société et un jour, nous l’espérons, pouvoir en vivre et pérenniser le projet encore plus haut, encore plus loin ! 

Quels conseils donneriez-vous à celles et ceux qui souhaiteraient comme vous se lancer dans l’entreprenariat ?

Ne pas trop réfléchir ! Il vaut mieux avoir des regrets que des remords. C’est en faisant que l’on apprend, il n’y a pas de meilleure école, surtout dans ce secteur où les formations sont pauvres.

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Rédacteur en Chef de Social Music Café / Creative Director & Influence Marketing Consultant chez Artfluence.fr

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